Comment chasser les pigeons ?
La question de la gestion des populations de pigeons est récurrente dans notre activité. Malheureusement, une population de pigeons ne se chasse pas, elle se régule. Cela s’explique principalement par la biologie de l’espèce.
Biologie de l’espèce
Le pigeon domestique, biset ou dit « de ville », est une espèce particulièrement sédentaire et très fidèle à son lieu de nidification. De nature cavernicole, il trouve facilement, en ville, des bâtiments offrant des cavités, des corniches, des toitures ou d’autres structures adaptées à l’installation de son nid.
Espèce-proie, le pigeon a un cycle de reproduction extrêmement rapide et peut donc avoir plusieurs nichées par an, même en hiver.
Lorsqu’un couple s’installe quelque part, on constate rapidement le cycle suivant : le couple entame un processus de nidification, pond, élève ses jeunes, puis une nouvelle reproduction débute lorsque les conditions sont favorables et que la couvée précédente quitte le nid.
Lorsque les jeunes sont indépendants, ils s’intègrent à la population présente sur le secteur et reproduisent le même cycle.
Ainsi, sans régulation, la population ne cesse de croître. Cela est d’autant plus renforcé par son caractère opportuniste en termes de nourriture.
La fauconnerie est-elle une solution ?
Étant très fidèles à leur lieu de nidification et bénéficiant d’un cycle de reproduction extrêmement rapide, les pigeons n’ont aucun intérêt à fuir durablement face à la présence d’un prédateur.
En effet, la survie de l’espèce ne repose pas sur la fuite durable face à un prédateur, mais sur sa capacité à se reproduire rapidement. Ainsi, l’utilisation de la fauconnerie peut provoquer un déplacement ponctuel d’une population, mais elle ne s’inscrira pas durablement dans le temps.
Pourquoi ? Simplement parce que dès que le prédateur quittera les lieux, les pigeons réinvestiront leurs nids, le danger étant écarté.
Il faudrait qu’un fauconnier soit présent en continu avec son rapace pour assurer l’éloignement des pigeons. Cependant, ceux-ci ne partiront pas forcément très loin et iront s’installer à quelques mètres ou kilomètres, là où ils considéreront le danger comme écarté.
À titre d’exemple de la complexité à chasser les pigeons d’un lieu, il faut regarder les gestions de populations dans les cathédrales ou les églises où ont été installés des nids pour faucons. Les populations de pigeons sur ces zones se maintiennent, même lorsque des rapaces ont investi les nids artificiels, car les rapaces vont chasser de manière habituelle un peu plus loin que leur zone de vie, afin de s’assurer une manne de nourriture en cas de nécessité.
Dès lors, le danger est considéré comme quasi nul pour les pigeons, qui restent alors sur site.
Ce sont l’ensemble de ces éléments qui font que, chez Phoenix Effarouchement, nous ne proposons pas de « chasser les pigeons » avec des rapaces, ou de les effaroucher. Nous proposons des méthodes durables de gestion des populations de pigeons par le biais de la régulation.
Pour en savoir plus, retrouvez notre article : Foire aux questions - Gestion population de pigeons en ville, ou notre page dédiée à la gestion des populations de pigeons en ville.



