Effarouchement et aéroports : prévenir le risque animalier
En France métropolitaine, environ 600 collisions entre des oiseaux et des aéronefs ont été recensées annuellement avec des vols commerciaux entre 2004 et 2023. Parmi elles, près de 7 % étaient considérées comme sérieuses. La présence d’oiseaux sur un aéroport est donc un véritable enjeu de sécurité.
L’effarouchement permet d’agir directement sur le comportement des oiseaux et donc de limiter les risques de collisions avec les avions. Si des cellules de gestion du péril animalier sont présentes dans chaque aéroport civil, certains font aujourd’hui appel à la fauconnerie en complément.
Pourquoi recourir à la fauconnerie comme méthode d’effarouchement ?
Les aérodromes présentent souvent des conditions favorables à certaines espèces : grandes surfaces enherbées, zones de repos, points d’eau ou ressources alimentaires. Les oiseaux peuvent ainsi prendre l’habitude de fréquenter régulièrement certaines parties de la plateforme.
Les cellules de péril aviaire recourent principalement à des méthodes d’effarouchement sonores et pyrotechniques. Cependant, les oiseaux peuvent progressivement s’accoutumer à certains dispositifs lorsqu’ils sont utilisés de manière répétitive.
La fauconnerie repose sur un comportement naturel : en présence d’un prédateur, les espèces proies fuient face au risque de prédation.
En présence d’un faucon, d’un autour des palombes ou d’une buse de Harris les espèces présentes sont incitées à quitter le secteur qu’elles identifient alors comme dangereux.
En fonction du protocole d’intervention et des facteurs de présence, l’utilisation répétée de la fauconnerie va permettre de réguler, et par la suite, de prévenir la présence d’oiseaux sur site.
Une intervention adaptée à chaque plateforme
Chaque aéroport possède ses propres caractéristiques, ses propres contraintes et ses propres populations d’oiseaux. Avant d’intervenir, il est donc nécessaire d’observer les espèces présentes, leurs effectifs, leurs horaires de fréquentation et les zones qu’elles utilisent.
Ces observations permettent d’adapter les interventions : espèces de rapaces utilisées, horaires et fréquence des passages.
L’objectif est également d’éviter l’accoutumance. Un oiseau qui ne perçoit plus l’effarouchement comme une menace peut rapidement reprendre ses habitudes.
L’effarouchement, un outil de gestion du risque animalier
La fauconnerie ne constitue pas une réponse unique à toutes les problématiques rencontrées sur un aéroport. Elle s’intègre dans une stratégie plus globale pouvant également comprendre la gestion des espaces, la limitation des ressources attractives, le suivi des populations et, lorsque cela est nécessaire, des opérations de régulation.
Chez Phoenix Effarouchement, nos interventions sont construites à partir de l’observation du site, de la compréhension des espèces présentes et des protocoles déjà mis en place afin de proposer une méthode d’effarouchement venant renforcer les résultats déjà obtenus.



